Le 14 juillet, jour de fête nationale française, est la journée de l'année pour se montrer patriote. En cette occasion, nous vous avons concocté un dossier spécial sur les figurines des personnages français de la japanimation ! Comme vous le savez tous, la France est un pays très apprécié des japonais. Cela se ressent notamment à travers les références que l'on retrouve dans leurs oeuvres. Parfois, un simple prénom, un personnage, voir même l'oeuvre entière, est ainsi lié à notre patrimoine.
En cette journée spécial, nous vous proposons donc une retrospective des différentes adaptions des personnages français que l'on peut retrouver dans les oeuvres japonaises. Bonne Lecture !SOMMAIRE
Introduction
1. Les français en figurines et en toys
2. Les français en Trading Figure
3. Les oubliés
4. Les personnages aux influences Françaises
Conclusion
Introduction
S'il est bien un pays qui attise les fantasmes des japonais, c'est bien notre cher hexagone et, plus particulièrement, sa capitale. Ainsi, Paris, la Ville Lumière, est totalement sublimée par l'image que les japonais s'en sont fait. Référence culturelle et intellectuelle, berceau des arts et de la mode, luxueuse, romantique et raffinée, Paris semble s'être arrêtée au siècle dernier pour nos amis nippons. Cette vision idéale transparaît ainsi indéniablement dans leurs productions.
Il en résulte des personnages... pas forcément représentatifs du Français moyen, mais qui auront au moins le mérite de nous rendre patriote le temps d'une série. Aussi, je vais tenter de vous faire découvrir (ou re-découvrir), à travers de ce petit tour d'horizon, non exhaustif, des "personnages français en figurine".
1. Les Français en figurines et en toys
S'il est plutôt aisé (ou tout du moins possible) de trouver une bonne partie des personnages existants en garage kit, dès que l'on recherche une production finie d'une qualité correcte, la tâche se corse considérablement. C'est à croire que les protagonistes français ne sont pas les héros les plus marquants pour nos amis nippon... Petite rétrospective.
Commençons par un petit retour dans le passé, en 1964, avec Cyborg 009. Françoise Arnoul, qui emprunte son nom à une actrice française d'origine Algérienne, est une ballerine parisienne qui se fait enlever par l'organisation "Black Ghost", dont l'objectif est la création d'une unité de cyborg qui sera l'arme ultime de la prochaine guerre mondiale. Seule femme de la troupe, elle se verra naturellement adaptée en figurine, à l'instar du héros principal, Joe Shimamura, par Chrono Gate.
Quelques années plus tard, en 1967, Edgar de la Cambriole (ou Lupin III en japonais), le petit fils d'Arsène Lupin, devient le héros d'une série véritablement culte au Japon et qui offrira, par conséquent, un nombre important de produits dérivés et, ce, pour toute sa petite bande. En ce qui concerne notre héros, le seul Français de la série (ou plutôt métisse, car sa mère serait d'origine japonaise), nous retiendrons surtout la gamme DX de Banpresto, ainsi que l'excellente Revoltech, de Kaiyodo, dont les nombreux accessoires permettent toutes les fantaisies possibles.
Continuons avec une série qui berça l'enfance d'une grande partie d'entre nous au début des année 80 ; je parle évidement de Rémi sans famille (le naki ko en version originale), dont l'origine remonte en 1977. Les personnages principaux, Vitalis et Rémi, auront droit à quelques adaptations en poupées (la figurine pvc n'étant pas encore très répandue à l'époque) dans les années 70 par Polistil, une société italienne (1960 - 1993) spécialisée dans... les voitures miniatures !
La Rose de Versailles, alias Lady Oscar, autre série culte apparue 2 ans plus tard, et que vous connaissez certainement grâce à sa large diffusion en France, connut un petit succès en figurine avec quelques Sega prize, une BigBen grand format (50cm!), et plusieurs poupées par Takara et Mimi World.
La fin du 20ème siècle approche, et les séries évoluent. Si George de Sand, pilote dans Mobile Fighter G Gundam (1994) ne sera pas transposé en figurine, son arrivée dans le monde des produits dérivés se fera indirectement au travers de son robot au style Napoléonien : le GF13-009NF Gundam Rose, produit en maquettes et jouets par le géant Bandai, bien évidemment.
2001, nous arrivons maintenant à des séries plus récentes. Mireille Bouquet, la tueuse impassible et tourmentée de l'excellente série Noir, sera quant à elle immortalisée par Yamato en un cold-cast de très bonne facture. Même si ce matériau est assez cher et fragile, il offre un rendu assez froid qui correspond bien au personnage.
En 2003, alors qu'il se lançait depuis peu dans la production PVC, l'éditeur Max Factory proposa ce qui restera aujourd'hui la seule adaptation digne de ce nom d'Erica Fontaine, jeune sœur et membre du Hanagumi, dans Sakura Taisen: École de Paris. Une jolie figurine qui retranscrit parfaitement son caractère enjoué et qui, malgré ses quelques années, tient encore techniquement la route face aux productions actuelles.
Charlotte Dunois, de IS : Infinite Stratos, fut une source d'inspiration plus sûre pour les fabricants. Entre les versions swimsuit d'Alphamax et Wave, avec sa série des Beach Queens, survêtement Jersey par Alter, bunny girl par Kotobukiya, les innombrables Sega Prize et j'en passe, les fans de la gentille espionne Française ont effet l'embarrast du choix, que ce soit dans l'abordable ou le qualitatif. Il faut dire aussi que nous sommes maintenant en 2009 : la production de figurines PVC n'a jamais été aussi prolifique et les séries actuelles en tirent profit.
2. Les personnages Français en trading figurines
S'ils n'ont pas forcément l'honneur d'une adaptation en grand format, certains de nos héros compatriotes ont tout de même eu droit à une sortie en trading figurine. Si la qualité n'est pas toujours au rendez-vous, elles ont au moins le mérite d'exister !
Quoi de plus français qu'un héros étant la personnification même de son pays ? C'est le cas de France dans Hetalia, série parodique donnant une vision anthropomorphe, et relativement clichée, des différents pays du monde lors des première et seconde guerres mondiales. France, blondinet aux yeux bleus et joli cœur de service (nationalité oblige), fait partie d'une série de 9 trading figurines fort sympathique fabriquée par Kotobukiya.
Parmi les productions les plus récentes, je peux également vous parler de Ikoku Meiro No croisée, dont l'action se déroule dans un Paris du XIXe siècle, qui s'avère être assez fidèle à la réalité de l'époque. Si l'héroïne, Yune, est japonaise, elle est sortie récemment en set Nendoroid Petit (Good Smile Company) aux côtés de ses deux acolytes, Claude et Alice, formant ainsi un trio Franco-Japonais des plus kawaii.
La plupart des personnages présentés plus haut, tel que Erica Fontaine ou Charlotte Dunois, furent également l'objet de plusieurs adaptations en trading figurines, par Bandai pour la première, et Takara Tomy A.R.T.S pour la seconde, par exemple.
3. Les oubliés
Ceux qui n'auront jamais vu le jour en figurine. Chose compréhensible pour certains personnages, puisqu'étant des personnages secondaires, pour d'autres, ayant des rôles plus importants dans l'intrigue, voire la vedette, cette absence est regrettable, bien que compensée par la présence de quelques garage kits. Voici une liste pêle-mêle de tout ce petit monde :
- Jean Roque Raltique dans Nadia, le secret de l'eau bleue que l'on ne présente plus,
- Cosette et ses comparses dans Les Miserables : Shoujo Cosette, adaptation du célèbre roman de Victor Hugo,
- l'autre Cossette, (celle d'Auvergne) dans Le Portrait de Petit Cossette,
- Van Argeno, le scientifique accro aux bonbons de Blood+,
- Frank Latoine, le jeune pianiste Parisien jouant (c'est le mot !) dans Nodame Cantabile,
- Lulu de Morcerf Yamamoto dans Shugo Chara Doki, dont l'absence étonne tant la licence Shugo Chara est prolifique en goodies. Peut-être est-ce dû à son absence dans le manga ?,
- Leon Oswald, le trapéziste prodige et présomptueux du Kaleido Stage (Kaleido Star),
- un autre beau-gosse taciturne, Eugene Alexandre De Volcan, prétendant cynique dans Hanasakeru Seishounen,
- Perrine dans Perrine Monogatari, qui s'inspire de roman de Hector Malot : En famille,
- LunLun Flower dans Hana no Ko Lunlun (Le tour du monde de Lydie),
- Tamaki Suō, le président excentrique de Host Club.
Cette liste n'est pas exaustive, mais montre tout de même que nombre de personnages n'ont pas été adaptés. Il en sera de même à l'avenir. Pour les plus courageux d'entre vous, vous pouvez toujours vous procurer des garage kits et peindre vous même la figurine de votre personnage fétiche !
4. Les personnages aux influences Françaises
Lelouch Lamperouge (Code Geass), Rosetta Passel (Kaleido Star), Charlotte Francia (Quartett!) et compagnie... des personnages de nationalités diverses, parfois fictives, mais autant de noms à consonances Françaises qui suffisent à donner ce parfum d'exotisme et de noblesse tant apprécié au pays du soleil levant.
Mais si j'ouvre ce paragraphe, c'est surtout pour vous parler de l'une des tsundere les plus célèbres de l'histoire de l'animation : Louise Françoise Le Blanc de la Vallière de Zero no Tsukaima. Bien qu'elle provienne d'un monde imaginaire (Tristain), un petit clin d'œil à cette jeune aristocrate me semblait indispensable tant la référence à la Duchesse de La Vallière et maîtresses de Louis XIV est évidente. Un personnage qui inspirera beaucoup d'éditeurs et qui se verra décliner en un nombre conséquent de versions, de la gothic lolita à la nekomimi, en passant par le swimsuit et le bustier et, fort heureusement quand même, sa tenue d'apprentie magicienne originelle. Les plus belles réalisations étant créditées, une fois n'est pas coutume, à l'excellent éditeur Alter, bien que Kotobukiya ne soit pas en reste avec ce qui restera certainement la meilleure représentation de cette attachante (bien que parfois agaçante) héroïne.
Conclusion
Vous aurez pu le constater, en dehors du milieu de la bande dessinée franco-belge, où Gaston Lagaffe, Astérix et autres Tintin sont des stars incontestées offrant quantité de produits dérivés, les personnages français en figurines japonisantes ne sont pas légion. Certes, ils ne sont pas souvent à l'honneur dans les productions nipponnes, mais il existe pourtant des personnages charismatiques et fortement liés à notre culture qui auraient pu donner de très belles productions. Je pense notamment au Comte de Monte-Cristo (Gankutsuou), héros de l'œuvre éponyme tirée du roman d'Alexandre Dumas, à l'aura ténébreuse et puissante, ou bien au Chevalier d'Eon, lui aussi totalement ancré dans notre histoire puisqu'il s'inspire très largement de Charles de Beaumont, individu haut en couleur ayant eu de fortes implications politiques sous le règne de Louis XV, le roi "Bien-Aimé". Faveurs du peuple que son successeur, et petit fils, Louis XVI, ne connaîtra en revanche pas lors de la prise de la Bastille par les Parisiens ce fameux 14 juillet 1789. Aussi, n'oubliez pas de célébrer ce moment crucial de notre histoire ce soir, en hommages à nos ancêtres qui se sont battus pour nous léguer ce qui constitue nos droits et nos libertés actuelles, car ce n'est malheureusement pas dans le monde de la figurine que nous ferons de nouveau la Révolution !
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