
Il est des artistes qui ont vu leur travaux transposés de nombreuses fois en figurines, mais il en est peu qui peuvent se targuer d’avoir eu une telle quantité de productions éditées en PVC, et par autant de manufacturiers différents.
Figure Maniax vous emmène découvrir, aujourd’hui, le monde merveilleux de Tony Taka transposé en figurines PVC !
Tony Taka, de son vrai nom Takayuki Tanaka, est un célèbre illustrateur japonais, popularisé par son character design de la série vidéoludique de Sega : Shining (Tears, Wind, Hearts…) et ses nombreux artworks et dojins hentai.
SOMMAIRE
1. Tony et les Shining
1.1 Max Factory
1.2 Kotobukiya
1.3 Alter et les autres
2. Tony et Native
3. Tony et … le reste !
1. Tony et les Shining
En 2004, l’éditeur de jeu vidéo Sega choisit le jeune Tony Taka pour réaliser le chara-design de son RPG Shining Tears, et propulse l’illustrateur sur le devant de la scène.
En résultera un grand succès commercial, et de notre côté une longue liste de productions en PVC. Le succès aidant, Taka sera conservé dans les rangs de l’éditeur nippon pour réaliser les visuels des épisodes suivants de la licence : Shining Wind et Shining Hearts.
1.1 Max Factory et les Shining
En novembre 2006, Max Factory débute la parution d’une collection qui aura connu un certain succès : les versions swimsuit de 4 personnages issus de la licence Shining Tears (Elwing, Blanc-Neige, Ryuna et Mao), qui se clôturera avec la statuette de Mao en juin 2007.
Ces réalisations étaient d’assez bonne facture pour l’époque, sans être d’un niveau exceptionnel, mais avaient surtout le mérite d’être vraiment bon marché (4.800 yens).
La même année sort une statuette au 1/7e qui aura marqué la production toute entière : Kureha Touka issue, elle, de la licence sœur Shining Wind. Elle aura été si réussie, qu’elle sera élue meilleure figurine de l’année par les internautes de Figure Maniax.
Deux années se passeront sans que la fabrique de Max ne réexploite les licences de Sega, et il faut attendre mars 2009 pour voir débarquer une dispensable Seena Kanon chez l’éditeur.
Juillet 2010 marque le retour à une collection à succès pour Max Factory, avec le lancement de la version swimsuit de Seena, qui ouvrira la porte à 3 autres personnages de la licence Shining Wind dans leur tenue estivale : Kureha, Clalaclan et Xecty. Cette dernière parue en avril 2011, clôt, pour l’instant, la très réussie collection de l’éditeur.
C’est en juillet 2011 que Max Factory renoue avec la licence en s’attaquant au nouvel opus : Shining Hearts, avec la parution de la jolie Xiao-Mei.
Depuis, l’éditeur se fait rare à tout point de vue, mais au vu de l’importante exploitation qu’il fait des Shining, il y a tout lieu de croire que l’on verra encore quelques productions issues des illustrations de Tony Taka chez eux.
1.2 Kotobukiya et les Shining
Kotobukiya est, de loin, l’éditeur qui aura le plus exploité les différentes licences Shining : Tears, Wind, Hearts, jusqu’à Blade.
Celui-ci entame sa production avec une Blanc-Neige joliment dévêtue, qui, certes, n’est plus au niveau des canons qualitatifs d’aujourd’hui, mais était à sa sortie, en septembre 2007, une plutôt belle réalisation ne valant que 6.000 yens.
Suivront 18 statuettes issues de Shining Wind, parues sur une période assez large (de novembre 2007 à août 2011), et ayant donné notamment le cultissime couple Elwing et Xecty en version Goddess of Forest et Goddess of Wind, en 2010.
Shining Hearts ne sera pas en reste avec pas moins de 10 statuettes réalisées par l’éditeur, avec quelques petits chefs d’œuvre qui restent parmi les plus belles productions de Kotobukiya : les Maxima, Kaguya et Eris.
Malheureusement, les prix ont « sensiblement » augmenté avec l’exploitation de ce titre, puisqu’on navigue plus aux alentours des 7.000 yens pour ces figurines, on dépasse même les 8.000 pour certaines.
L’éditeur est toujours en cours d’exploitation de Shining Hearts puisque c’est le dernier épisode majeur en date, et nul doute que plusieurs autres demoiselles viendront compléter la série en cours.
L’exploitation du dernier opus, prévu sur PSP pour mars 2012, a déjà commencé chez Koto puisque l’éditeur a annoncé la sortie de Sakuya Mode : Cerulean, une version alternative de la Maxima parue précédemment, issue, donc, de Shining Blade, et destinée à paraitre en mai 2012.
1.3 Alter, les autres… et les Shining
Alter sera venu finalement très tard à la licence Shining, et avec très peu de pièces, puisque leur première réalisation issue de Shining Wind parait en août 2010, mais c’est une vraie belle statuette. En effet, c’est le personnage de Clalaclan Philias qui est choisi, et on a droit à tout le savoir faire d’Alter en matière de statuettes. Une production véritablement travaillée, fourmillant de détails, et un visage hautement expressif. Assurément le très haut de gamme de ce que l’on peut trouver autour de cette licence.
La seconde production issue des RPG de Sega, est parue en juin 2011, et c’est un personnage sous exploité qui fera son entrée chez Alter : Houmei. A l’instar de Clalaclan, l’éditeur nippon y a mis tout son savoir faire, avec une pose dynamique à souhait et un travail aux petits oignons. L’un des must-have de l’année passée, assurément.
Max Factory exploitant déjà allègrement les Shining, l’entreprise sœur Good Smile n’a jamais produit de statuette issue des RPG de Sega, mais s’est essayé aux toys, une unique fois, avec une Nendoroid du personnage de Kureha.
D’autres éditeurs se sont essayés à la licence, tels Orchid Seed, President Japan, Wave ou bien encore Griffon, mais rarement en produisant plus de 2-3 figurines, et aucune d’entres elles n’est restée dans les mémoires. Ce sont vraiment des productions anecdotiques.
2. Tony et Native
La marque érotique de Max Factory et de Good Smile a fondé une grande partie de son succès sur ses transpositions des travaux de Tony Taka en figurines PVC.
Il faut dire que l’illustrateur (et mangaka à ses heures) s’étant fait connaitre par ses réalisations hentai, il n’est pas étonnant de voir l’exploitation que peut en faire un manufacturier tel que celui-ci.
La première production, parue en novembre 2008, qui a permis de lancer la marque, est basée sur un personnage de la série Genmukan, la maid de service Nozomi Watase. Celle-ci a bénéficié d’un travail vraiment beau, le style du maitre s’adaptant parfaitement au « propos ». Cette figurine a eu le bénéfice d’une réédition en variante rouge nommée Red Wine Ver., et sortie en avril 2009.
Juillet 2009 voit la parution d’une petite merveille : la somptueuse Kotone Ôsaka, dite "la demoiselle à la banane". Pour 8.000 yens, on avait droit à une statuette au format 1/7e (22 cm) particulièrement détaillée, et transpirant un érotisme très réussi.
Kotone est issue d’une illustration originale de l’auteur, et on pouvait faire sauter tous ses sous-vêtements (comme cela est de rigueur chez Native) afin de profiter de tous les détails de cette production.
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La même année, en décembre, l’éditeur spécialiste du nu créatif nous gratifiait de ce qui reste, pour moi, leur chef d’œuvre : la fameuse Mère Noël de Tony Taka, alias Collet pour les intimes.
Parfaitement inexposable pour toute personne voulant avoir un minimum de vie sociale non-otakesque, cette statuette au 1/6e montre la quintessence de ce que l’industrie est capable de produire en 2009/2010.
Tout comme Kotone, Collet est issue d’une illustration originale de Taka, et met en scène une sympathique jeune fille en costume de gros barbu rouge, dans une bien fâcheuse posture. Dans cette réalisation, tout est réussi, tout est détaillé, c'en est réellement impressionnant. Même aujourd’hui, elle reste un must-have technique qui a vu la parution d’une variation noire et blonde nommée Little Devil Santa Ver., en décembre 2010.
A ce jour, seules ces 3 là ont eu droit au travail d’orfèvre des artistes de Native et du maitre Tony Taka, mais nul doute que d’autres viendront, tant l’univers de l’illustrateur se prête à cette marque entièrement dédiée au H-Manga.
3. Tony et… le reste !
Globalement, les travaux de Tony Taka sont essentiellement « cantonnés » aux éditeurs dont nous nous sommes fait écho, toutefois quelques exceptions subsistent.
En effet, on trouve chez CLayz, notamment, un duo qui a été très apprécié, les Neko Mimi Maids parues en mars 2010, pour 14.800 yens, et sculptées par Takeshi Miyagawa. Une version variante Pink des deux belles est parue quelques temps après.
Chez Max Factory, outre les Shining, l’éditeur a produit une itération spécifique du personnage emblématique de Miku Hatsune, basée sur une illustration du maitre : la très jolie Miku Hatsune Tony Ver. au 1/7e, et parue en mars 2011 (8.800 yens).
En mai 2009, Toranoana s’engouffre dans la vague Taka, et nous pond une Bikini Maid au 1/8e (4.000 yens) qui restera à la postérité comme étant l’une des figurines les plus grossièrement travaillées que l’on ait vu dans les productions issues des illustrations de l’auteur. Franchement, avec un tel potentiel, c’est dommage de se retrouver avec un tel gâchis…
Soyons honnête, inventorier toutes les figurines issues des travaux du maitre Tony Taka serait difficile, je ne m’y suis pas réellement essayé.
J’ai avant tout voulu réaliser une synthèse des travaux issus d’un auteur marquant de l’industrie figurinesque japonaise.
Car marquant est un mot faible quand on parle des figurines issues des travaux de Taka, celui-ci étant l’un (si ce n’est le premier) des auteurs ayant eu le plus d’illustrations transposées en plastique et en 3D. Il inspire manifestement les éditeurs, et le public prêt depuis presque 5 ans à acheter toujours plus de statuettes estampillées de son sceau.
Nul doute que l’avenir nous offrira encore quelques belles réalisations issues de cet auteur de talent, car le monde du jeu vidéo, de l’animation, du manga et de la figurine n’en a pas encore fini avec le spécialiste du hentai de goût, j’ai nommé monsieur Tony Taka.
Kubo





