JAPAN EXPO 2010
Retour sur la 11ème édition du festival
Les premiers jours de ce mois de juillet 2010 ont été marqués par la tenue de l’évènement européen de référence autour du manga, la onzième édition du festival Japan Expo. Évènement de la démesure et convention incontournable pour tout amoureux de la culture visuelle moderne, c’est toujours l’occasion de découvrir, de partager, de dépenser… De revenir avec plein de choses dans la tête et dans les bras, 4 jours en immersion totale dans la culture manga.
Retour sur la 11e édition de Japan Expo.
Ce week-end, 180.000 visiteurs étaient attendus du côté du Parc des Expositions de Paris Nord-Villepinte pour l’évènement de référence du manga en France (et en Europe !) : la 11e édition du festival des loisirs japonais : Japan Expo. Les curieux et les passionnés s’étaient massés du côté du centre de conventions nord parisien pour 4 jours intenses où se sont mêlés manga, animation, jeux vidéo et même un peu de comics et de jeux de rôles via le salon Comic Con’ qui jouxte le main event.
Bien des remontrances effectuées tant par les visiteurs que par les exposants ont clairement été prises en compte par l’organisateur cette année. En effet, les différents problèmes de files d’attente, ont été gérés de bien meilleure façon.
De plus, les allées ont subi un élargissement bienvenu via plusieurs grandes artères permettant une meilleure circulation des flux, et ainsi d’éviter les cohues subies lors de l’édition précédente. Il y en avait, bien sur, de plus petites entre les différents stands commerciaux, mais rien de rédhibitoire, même le samedi.
L’organisation des stands s’articulait autour de « pôles » bien distincts : les commerces, les éditeurs, la culture, les activités, les créateurs, la mode, les jeux vidéo, et les comics. Ainsi il est nettement plus simple de s’orienter, les exposants d’un même thème se trouvant tous au même endroit.
Les activités étaient toujours aussi nombreuses, on retrouvait, ainsi, les différentes zones « sportives » où l’on pouvait s’initier au Kendo, au Karaté, au Kempo, ou encore s’exercer au Baseball dans un Batting Center ! Mais aussi des jeux, des quiz, des chants, des danses… et moult tables pour s’adonner aux jeux de société favoris des nippons : le gô et le shôgi. Tout ce qui fait la culture traditionnelle japonaise, et par extension asiatique, est présent à Villepinte entouré de choses plus étranges comme des stands de massage Shiatsu ou une zone Butsu Zen.
On passe de la culture visuelle moderne, dynamique, à la tradition la plus zen, c’est toute la force de Japan Expo : faire cohabiter deux univers, certes liés, mais qui ne se rencontrent pas sur les salons japonais.![]()
Les bonnes initiatives étaient nombreuses avec notamment une salle de projection dédiée diffusant Professeur Layton et la Diva Éternelle en partenariat Nintendo/Kaze.
Preuve de la reconnaissance du festival, on trouvait un stand Coca-Cola Zero présent pour la seule promotion de sa boisson, et de nombreuses distributrices Haribo qui ont écoulé des tonnes de bonbons tout au long des 4 jours. Quand des marques extérieures au thème consacré se mettent à investir de tels events, c’est réellement que sa portée à dépassé les seuls passionnés pour devenir une référence attirant même de simples amateurs, voire de simples curieux. Impressionnant pour toute personne naviguant dans le domaine du manga depuis un peu plus d’une décennie, et je ne parle même pas de ceux ayant été les pionniers de l’Idrac !
Nombreux étaient les invités ayant foulé les tapis du festival, au premier rang desquels ont trouvait les immenses Hideo KOJIMA (créateur de la saga Metal Gear Solid), Masakazu KATSURA (auteur de Video Girl Aï, I’’s et Zetman) et Tsukasa HÔJÔ (auteur de Cat’s Eye, City Hunter et Angel Heart) ! Après tous les invités s’étant pressés à Villepinte par le passé, il devient de plus en plus compliqué d’aller encore plus loin. Mais les organisateurs arrivent encore à nous surprendre !
Il est franchement impossible de trouver un évènement à la mesure de Japan Expo en Europe. C’est tellement grand, démesuré, une véritable immersion totale pendant quatre jours !
Une fois le festival terminé, on a qu’une seule envie, être à l’année suivante !
Les figurines, les toys et le festival
Le festival Japan Expo 2010 a été marqué tout particulièrement par la présence, pour la première fois en France, de l’éditeur leader GOOD SMILE COMPANY. La décision de se présenter sur le salon n’ayant été prise qu’en toute dernière minute (trois semaines avant le début du festival), le stand n’était pas forcément très fourni mais nous permettait de découvrir plusieurs productions GSC et Max Factory sorties ou à paraitre, et surtout la présentation du prototype de la sublime Dead Master !
Le P-D.G. de la compagnie était présent sur place, accompagné de la sympathique bloggeuse officielle de la marque, Mikatan. L’éditeur japonais nous a gratifié d’une sympathique interview, que vous pouvez lire ici.
Les valeureux KMI étaient toujours présents avec Berserk-Statues (Art of War) mais surtout avec la première représentation officielle de l’éditeur européen TSUME. Celui-ci était venu avec son premier prototype peint, Gaara au 1/8e issu de la licence Naruto Shippudden. Pour l’occasion, nous nous sommes entretenus avec le gérant, vous pouvez retrouver la transcription de cette interview ici.
Question boutiques, le choix n’étant pas gigantesque lors de cette cuvée 2010, peu de figurines disponibles et surtout peu d’affaires à faire. On trouvait bien un petit bout de stand d’Abysse Corp dédié au déstockage de quelques pièces à 10-15 euros, mais à part ça rien de bien intéressant. Même les « promos » du Bazar du Bizarre pour des défauts sur les boîtes n’étaient pas terribles.
Tout ce que l’on pouvait trouver était à des prix « standards » voir prohibitifs, tels les Ichiban Kuji Romantic de Code Geass à plus de 100 euros la figurine !![]()
Cospa était encore de la partie mais avec toujours aussi peu de figurines et surtout aucune réduction intéressante. Pire, on trouvait certaines productions Resinya vendues 60 euros chez Cospa à 15 euros au stand Abysse… !
Square Enix était encore et toujours de la partie avec un emplacement conséquent mêlant leurs productions vidéo-ludiques et la partie « proders » contenant, comme habituellement, plusieurs previews sur les futures sorties. Un joli stand, bien conçu qui montre l’intérêt de l’éditeur japonais pour le marché français.
HobbyJAPAN avait aussi fait le déplacement du Japon, mais avait dû se tromper de container tant ce qu’ils avaient amené était intéressant. Ça donnait plus l’impression d’un déstockage en règle qu’autre chose… Pas fameux.
Pas fameux non plus le bout de stand choisi par Kotobukiya, qui semblait vraiment être là sans conviction… Rien en vente, uniquement quelques vitrines, et un emplacement pas évident à trouver.
Bonne surprise tout de même, les vendeurs de bootlegs étaient nettement moins nombreux sur le salon, et on ne dénotait que la présence d’Animetal et de l’inénarrable Sakura Hamburg comme dignes représentants des vendeurs de contrefaçons. Deux revendeurs étrangers en somme. Y aurait-il comme un vent de changement (et de pression) du côté des vendeurs français ?
Puisqu’on en parle, la taille du stand Sakura Hamburg avait considérablement gonflé, les affaires semblant florissantes pour eux. Ils ont même eu le culot de vendre une sublime Miku Snow Nendoroid, impossible à trouver de part chez nous, limitée sauf chez ce sympathique revendeur qui en comptait 5 exemplaires. Cela va sans dire que c’était une contrefaçon bien sale, mais ça la fout un peu mal alors que le P-D.G. de GOOD SMILE est présent sur les lieux…![]()
Pour conclure avec ces chers amis allemands, petite anecdote rigolote : alors que votre serviteur réalisait quelques clichés du stand et des boots afin d’illustrer mon article, le vendeur s’est senti mal-à-l’aise et a fait appeler son chef qui manifestement n’appréciait que peu de voir ses pourritures en plastocs prises en photo.
On ne va pas non plus s’attarder sur les contrefacteurs, vu que de ce point de vue là il y a eu une nette amélioration. Et c’est avec un vrai plaisir que l’on ne peut que féliciter les organisateurs du festival pour avoir réduit à peau de chagrin les revendeurs de faux. Espérant que leur travail se poursuivra pour que l’on ne rencontre plus du tout ce genre de voleurs sur les prochaines éditions de Japan Expo. C’est en tout cas la voie qui semble être suivie par la SEFA.
>> Retrouvez plus de photos
sur le Flickr de Figure Maniax.
Kubo





